Sainte-Marie. S'investir pour le Burkina Faso

Publié le 12 mai 2017 sur le Télégramme

Christine Paklepa (à droite) donne aux élèves candidats et à leurs parents toutes les explications pratiques sur le futur séjour au Burkina Faso.

Tous les ans depuis plus de quinze ans, quelques élèves du lycée passent trois semaines au Burkina Faso en février, dans le cadre de leurs études bac pro Service aux personnes et aux territoires (Sapat). Vendredi, après les cours, les candidats pour 2018 (une quinzaine, issus de différentes classes et tous volontaires) et leurs parents étaient conviés par les deux professeurs organisateurs et accompagnateurs, Christine Paklepa et Philippe Quéméner, à une réunion d'information.

Motivation et engagement personnel


Dans un premier temps, Philippe Quéméner a projeté un diaporama du séjour effectué cette année, puis Christine Paklepa a donné toutes les informations pratiques. Le séjour revient à environ 2.000 € par personne, qui peuvent être financés à partir de différentes actions (organisation de lotos, concours divers, repas, thés dansants, ventes...). Le premier critère de choix est la motivation du jeune et l'engagement personnel. Les parents doivent également accepter de s'investir et d'encourager leur enfant. Tous les rendez-vous avec les familles doivent être terminés fin juin pour que les organisateurs aient le temps de constituer l'équipe et démarrer les démarches (recherche de stages...) et les jeunes, celui de programmer leurs animations de financement. Chaque année, entre cinq et dix élèves effectuent le séjour au Burkina Faso.

 

Plouigneau. Cinq lycéennes de retour du Burkina Faso

Publié le 09/03/2017 à 22:33 dans Ouest France

Le groupe, lors de son séjour au camp solidaire de Baribsi avec aussi Nathalie Prouff (deuxième à partir de la gauche), une maman de Lina qui a participé au voyage, en apportant une aide au centre de réinsertion. | Ouest-France

Laetitia, Coline, Marie, Lina et Klervi ont effectué leur stage de bac pro à Koudougou. Certaines à la caserne des pompiers, pour d’autres c’était la pharmacie ou le centre de rééducation.

L’initiative

« On ne pense qu’à une seule chose, y retourner. » L’avis est unanime, le séjour au Burkina Faso a été une expérience qui les marquera longtemps. Lætitia, Coline, Marie, Lina et Klervi ont rejoint la Bretagne, mardi dernier, et la tête est restée encore un peu sur le continent africain. « On a du mal à atterrir, avoue Marie. Une professeure me disait d’être un peu à l’ouest, et j’ai répondu, non je suis encore au sud. » « On n’avait pas du tout envie de revenir. »

Quinze jours

Ce séjour, c’est déroulé dans le cadre du partenariat que le lycée Sainte-Marie a noué depuis plus de quinze ans avec des structures sanitaires et sociales à Koudougou et qui se traduit par un séjour annuel de deux semaines en février. Objectif, effectuer des stages inscrits dans leur parcours bac pro services aux territoires et aux personnes. Lætitia et Lina avaient fait le choix d’un stage à la caserne des pompiers.Pour Coline et Marie, c’était la pharmacie et l’orphelinat et pour Klervi, un centre de rééducation. Des stages qui ont conforté certaines dans leur choix de métier. « Je veux passer le concours d’aide-soignante, et j’étais dans mon élément », se réjouit Marie. Et quid de l’accueil ? « Il y avait une très bonne ambiance », commente Lætitia. « Tout le monde nous serrait la main. Ici, ce n’est pas du tout comme ça ».Les conditions de vie, un autre sujet qui a interpellé les lycéennes. Malgré un manque de confort, « ils ne se plaignent jamais. Ils ont tout le temps le sourire et n’affichent pas leur détresse ».

« Une leçon de vie »

Pour Philippe Quéméner et Christine Paklepa, leurs professeurs accompagnateurs, « elles ont vécu cette rencontre comme une vraie leçon de vie, car la situation est de plus en plus difficile. Peu de familles peuvent s’offrir deux à trois repas par jour ».Le lycée mène ainsi parallèlement des actions humanitaires. « Des conteneurs partis par bateau, en décembre, avec médicaments, matériels, vêtements sont arrivés en février, informe Christein Paklepa, et on a pu faire la distribution lors du séjour. »Une aide est ainsi apportée par le biais d’un camp solidaire en brousse, dans un orphelinat ou en parrainant des enfants. Une dure expérience fut aussi la participation à une action de prévention sida menée par un groupement de femmes de Réo, dans une mine d’or. Les jeunes ont dit être « choqués par les conditions de travail effroyable ».Vendredi et samedi, elles commenteront leur séjour lors de la porte ouverte.

Cinq lycéens au Burkina Faso en février 2017

Publié le 08/12/2016 à 02:12 dans Ouest France

Le groupe d'élèves en stage en 2015 à Koudougou. Ici avec Christine Paklepa et des amis burkinabés.

Avec une maman d'élève et deux enseignants, les adolescents séjourneront à Koudougou, pendant deux semaines. Un conteneur maritime arrivera quelques jours avant eux.

La coopération entre le lycée Sainte-Marie et le Burkina Faso a débuté en 2000. Depuis, chaque mois de février, un groupe d'élèves et deux enseignants, Christine Paklepa et Philippe Quéméner, s'envolent vers le continent africain. Un séjour de deux semaines qui a lieu à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest, et qui est rythmé par des stages dans les structures sociales et des actions humanitaires. Le prochain séjour aura lieu du 3 au 21 février.

À noter que cette année, pour la toute première fois, le séjour avait été annulé. La cause ? « Les menaces d'attentat qui pesaient sur la capitale Ouagadougou. Nos valises étaient pourtant déjà bouclées », se souvient Christine Paklepa.

Une annulation de voyage qui n'a pas empêché les élèves de poursuivre leurs actions de collecte de fonds et de matériels pour soutenir les projets en cours. Ces derniers ont été évoqués lors de l'assemblée annuelle des anciens élèves voyageurs et des futurs partants.

Des lits pour l'orphelinat

200 000 francs CFA ont été envoyés à l'orphelinat de Koudougou pour l'achat de lait et de médicaments. Une autre aide financière a été apportée aux 450 élèves de l'école pour la distribution de repas à midi. « Il y a plusieurs années, nous avions également lancé le projet d'un campement touristique solidaire à Baribsi dans la brousse », relate Christine Paklepa. « Le bénéfice de ce camp a, par exemple, permis de réparer un forage ou d'aider une famille dont la maison avait brûlé. »

En février prochain, cinq élèves, et une maman, partiront avec les deux enseignants. « Les élèves rejoindront leurs lieux de stage », poursuit Christine Paklepa. « Chez les pompiers, dans un centre de rééducation, dans une pharmacie et la maman qui nous accompagne ira dans un centre de réinsertion, installé dans la brousse et qui accueille de jeunes délinquants âgés entre 7 à 16 ans. »

Les élèves vont également réaliser un autre projet. « Lors du dernier séjour, une élève avait constaté le mauvais état des lits dans l'orphelinat », indique encore Christine Paklepa. « Lors de ce nouveau séjour, les élèves fabriqueront donc des lits. » À noter qu'un conteneur maritime avec du matériel et des dons en équipement est déjà en route vers le Burkina Faso. Il arrivera quelques jours avant le groupe.

Cependant, les dons sont toujours possibles. Ou l'achat d'objets africains sur place au lycée. L'occasion de faire un geste solidaire, tout en faisant des heureux à Noël.